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« On en vient à aimer d’avantage son désir que l’objet de ce désir » F. Nietzsche.

 

Notre société nous inculque à consommer sans faire de différence entre nos besoins et nos envies. Tout ce que l’on souhaite acquérir provient d’un désir unique de possession. Manger, s’habiller, habiter, tous les besoins fondamentaux se sont transformés en rituels hédonistes. On ne mange plus pour survivre, mais par plaisir. On ne s’habille plus pour se protéger mais pour plaire. On ne se loge plus pour se prémunir de son environnement mais pour ressentir un certain degré de confort. Et naturellement ce n’est jamais assez.

La consommation frénétique des choses satisfait dans l’instant, puis, on se lasse, on s’habitue, on veut changer, on cherche à retrouver cette joie éphémère que l’on a ressenti lors de notre achat précédent. L’objet de notre consommation n’a plus d’intérêt, c’est la consommation elle-même, en tant que concept qui nous satisfait. On jette et on rachète, et aussitôt on créé un désir de renouveau qui se transforme en une interminable satiété. Une soif que l’on ne peut plus étancher. On veut mieux. On désir plus. Toujours.

 

 



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