Chaque photo prise est un fragment de ma mémoire.

“je suis visuel. J’observe, j’observe j’observe, c’est par les yeux que je comprends. H. Cartier-Bresson.

J’ai cette fâcheuse tendance à oublier rapidement les choses. Il m’a toujours semblé logique, dans cette optique, de prendre des photos. Chacune d’entre elle est un petit fragment de ma
mémoire. Pour aller plus loin dans mon appréciation d’un lieu, ou capturer un souvenir, je cherche à trouver le cadrage le plus simple, le plus minimaliste possible, un cadrage qui ne montrera que peu de choses. Qui se résumera à l’essence de ce que je perçois et dont la composition ne sera pas perturbée par des éléments obsolètes. Ma volonté est d’aller tout de suite à l’essentiel.

Pour montrer une pomme dans un panier rempli de fruits, je me débrouille pour l’isoler, même si elle ne peut être désolidarisée de son environnement (la décontextualisassion est dangereuse) je m’arrange avec les moyens que m’offre l’appareil photo et ma position physique dans l’espace, pour montrer cette pomme, sans qu’elle n’ait à bouger de son panier.

Une photo peut raconter une chose très précise, être lyrique, faire rêver, elle tente aussi d’exprimer le plus simplement possible un moment vécu, chose extrêmement difficile car la photo à ce défaut : elle ne suscite que le regard et en deux dimensions qui plus est. Alors que l’expérience du photographe lorsqu’il prend la photo, met tout ses sens en éveil. Pour lui la photo n’est pas qu’une image, elle est aventure, sensation, nostalgie, souvenir intarissable d’un moment de sa vie. Pour lui, elle a bien plus de valeur que quiconque puisse lui donner.



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